TFE :

11 habitations et aménagement urbain en centre d’îlot à Etterbeek

Le programme est la conception d’habitations permettant de combler des lieux inoccupés dans le centre d’îlots urbains vidés ou détruits. Il s’agit en effet d’une problématique générique que rencontrent nombres de villes européennes. Nous avons souhaité y apporter une réponse précise, mais néanmoins adaptable dans son principe à d’autres sites confrontés aux mêmes questions. Notre volonté était de proposer, non  pas une solution unique à un cas particulier, mais de suggérer une réponse plus large au problème difficile de reconversion de chancres dans la ville. Notre recherche s’est orienté vers l’élaboration d’une typologie spécifique qui  tisserait une nouvelle trame urbaine plutôt que de tenter des combler les  trous de la ville en reproduisant une adaptation incertaine du tissu existant. Nous pensons que la typologie proposée correspond à  un mode de vie qui serait localisé au cœur même de la ville mais garderait un caractère aéré et verdoyant.

Il est projeté de réaliser sur toute la parcelle une nappe uniforme, à hauteur des murs de clôture des jardins. Cette nappe est creusée afin d’offrir une succession d’habitations et de jardins. Contrairement aux maisons de front de rue où la façade est la limite entre public et intime, ici, c’est la distance par rapport à l’espace public qui joue ce rôle. Les façades sont traitées de manière très ouvertes sur les profondeurs des maisons, loties dans le fond de la ville. Des murs parallèles se succèdent systématiquement, tantôt opaques, tantôt translucides, composés de briques de verres dans lesquelles s’ouvrent des fenêtres. La trame tissée n’est pas figée, au contraire une stratégie de composition de la nappe est proposée afin qu’elle puisse s’adapter à toute forme de parcelle. Il en résulté des maisons de dimensions différentes, ce qui permet une diversité d’occupation, mais au principe identique.

La circulation vers et dans les maison sstructurent celles-ci et s’exprime sous forme d’escaliers et de prises de lumière. Elle est la métaphore d’un cheminement hors de la ville publique, vers l’intimité de la maison privée.

1994 Logements